Aujourd’hui, c’est une adulte, une femme et surtout une maman qui prend possession de la toile et qui s’en sert comme d’un exutoire face à la colère qui l’habite. Je vis dans un petit village dans la Loire et depuis quelque temps, une recrudescence de la violence infantile s’est installée. Ca n’arrive pas que dans les grandes villes, les capitales du monde, à la télévision ou chez les autres. Lorsque ça vous tombe dessus, ça a l’effet d’une bombe qui fait énormément de dégâts physiques et psychologiques.
Il y a un peu plus d’un an, j’ai eu vent d’un « incident » qui c’était produit à l’école, à l’encontre d’un enfant. Il se serait fait agressé violemment par deux de ses camarades et personne n’aurait rien vu. Oh bien sûr, c’est tellement plus facile de jouer à l’autruche, de fuir ses responsabilités d’adultes et surtout de cacher les faits pour ne pas ébruiter l’affaire auprès de la population (car bien entendu, cette révélation m’a été faite à un cours de judo de mon fils par une maman qui a retirer ses enfants de l’école où j’ai inscrit les miens). Moi, je ne mange pas de ce pain là. J’ai fait un courrier auprès d’un conseiller municipal en lui exposant les faits tels qu’ils m’avaient été rapportés. Ce monsieur m’a alors expliqué que le problème s’était passé dans l’enceinte de l’établissement scolaire et qu’il fallait en référer auprès du délégué de classe dans laquelle l’enfant concerné était. Ce que je fis le plus naturellement du monde tout en étant consciente de ma démarche qui se voulait constructive, protectrice et revendicative également, il faut bien le dire aussi !!!
Malheureusement pour moi, la question n’a semble-t-il pas été exposée au conseil de classe et donc est tombée dans les oubliettes.
Par la suite, d’autres soucis du même style mais moins violents se sont reproduit et bien sûr mis à la poubelle. Ah si j’oubliais, un homme s’est présenté un soir afin de convier les parents qui se sentaient concernés par le phénomène à venir en discuter dans la salle des fêtes du village. Il y avait plus de chaises vides que d’occupées. Une vraie désolation ou désertion du corps parental !!! C’est tellement plus pratique…. Et lorsqu’un jour votre propre enfant revient à la maison et vous apprend qu’il a lui même été victime de cette violence, votre sang ne fait qu’un tour. Mon fils s’est fait agressé physiquement et verbalement par des plus grands que lui, il n’a que 9 ans et est donc en primaire. Là encore personne n’est intervenu. Aussi bien les instituteurs et institutrices que la Directrice ou encore les enfants présents et qui se sont contentés de regarder le « spectacle »… Pourquoi un tel mépris pour les plus fragiles, les plus démunis ??? Peut-être par peur d’éventuelles représailles, par habitude de voir de telles actions, par manque de communication de la part des adultes ??? Tout cela me met dans une rage folle. Bien sûr je fus convoquée suite à une demande de ma part, les maîtresses des classes concernées et la Directrice sont bien entendu allées dans mon sens, il ne saurait en être autrement devant l’ampleur du désastre. Enquêtes, convocations, révélations, punitions… Toute la panoplie est mise en marche afin de résoudre au plus vite ce petit désagrément et afin d’apaiser les tensions. (je le suppose car je ne suis pas mise au courant de ce qui va se passer à l’avenir… ce qui est un comble !!!)
Et, oh surprise, lorsque vous parler de cela autour de vous, certains feignent l’étonnement alors qu’ils en discutaient juste sous vos yeux et vos oreilles quelques minutes avant, sans savoir que vous les aviez entendu. Car chacun y va de sa phrase et de son avis.
Ma colère d’aujourd’hui concerne exclusivement l’attitude désespérante des parents de ma commune ainsi que des autorités soient disant compétentes. Je m’indigne contre le comportement laxiste, le manque de communication, le manque d’information, le nom respect des autres. Si nos enfants ne sont pas informés, guidés, sécurisés et qu’ils ne sentent pas qu’ils peuvent nous faire confiance afin de libérer leur conscience et d’être plus ouverts et donc moins violents, peut-être que ce genre de surprises seraient moindre et qu’on arriverait à y faire face de façon plus constructive. Je suis dégoûtée et effondrée devant l’ampleur des dégâts. Bien que mon fils vive bien cet événement, moi je ne le digère pas et je ne suis pas prête à pardonner. Ni ceux qui ont agressé, ni ceux qui n’ont rien vu et encore moins ceux qui ont été spectateurs passifs…
Pour en finir avec mon monologue de la colère parentale, je tiens à déverser un peu plus de négativité dans ce message afin de faire prendre conscience aux parents qui me liront que l’entraide et la solidarité ont toujours fait des merveilles. Qu’ils ne faut pas laisser aller les choses aussi difficile que cela puisse être. Si nous laissons cette invasion proliférer, Dieu seul sait ce qui pourrait arriver à nos enfants dans l’avenir et ne pas s’étonner qu’ils vivent dans la violence et le non respect de soi et des autres, à perpétuité.
Le dernier fait que je tiens à mettre sur la toile est le suivant : dans cette même école, une petite fille arrivait en classe bardée de bleus et de traces de coups de ceinturons sur le corps. Cela faisait un moment que cela durait. Je ne l’ai su que le lendemain de ma convocation à l’école. Mon fils m’a confié que cette petite fille lui avait dit que ça maman l’a frappait avec une ceinture et une boucle en métal. Je conseillais à mon fils de voir sa maîtresse et de lui en parler car un enfant ne doit pas subir une telle violence gratuite et inhumaine de la part d’un adulte dont il est censé avoir confiance. Le matin même les gendarmes sont venus, non pas parce que mon fils a parlé, mais parce qu’enfin des adultes ont fait le nécessaire et ont prévenu les autorités compétentes. Une pierre avait été posée à l’édifice.
Mais mon sentiment n’est pas plus apaisé pour autant. On a sans doute sauvé la vie à cette petite fille. Mais, elle, va-t-elle sauver son âme ? Va-t-elle surmonter ce désastre pour ainsi mieux vivre son avenir ??? Je ne le sais pas. Tout ce que je sais, c’est que certains des adultes que je côtoie sont loin de satisfaire mes envies d’une vie meilleure pour leurs enfants chéris. En effet, lorsque j’ai dit haut et fort que j’avais conseillé à mon fils d’en parler, on m’a fait comprendre, de façon bête et non intelligente, que je m’étais mêlée de ce qui ne me regardait pas. Oui, peut-être. J’en assume l’entière responsabilité. J’ai dit à mon fils qu’il était un héros et que ce genre d’action devait être reconduite si cela lui était rapporter. En tant que parents nous devons éducations et protections envers nos enfants. Si nous ne leur apportons pas les bases indispensables à leur éducation, ne nous étonnons pas du désastre qui s’annonce. Je suis une mère comme vous. Mais me battre seule ne fera pas avancer les choses. Faites connaitre ce message que je délivre. Je suis persuadée que dans l’ombre certains d’entre vous se reconnaitrons. Soyons plus forts ensembles, solidaires. Sachons écouter, rassurer, dialoguer et conseiller au mieux nos loulous. Peut-être aurons nous renversé la vapeur et que la locomotive de la vie circulera accompagnée de nombreux wagons afin d’améliorer les choses…. Assumons à fond notre rôle de parents, faire en sorte que notre comportement soit exemplaire et que nous puissions servir d’exemple aux générations futures afin qu’ils soient eux aussi fièrent de nous. Faites-moi connaitre votre sentiment à ce sujet. Je me ferai un plaisir de vous lire et de vous répondre.

Une maman en colère…

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